MORSURES DE NUIT
Ervé
Les écrivains viennent de partout, sans prévenir – mais certains ont tout de même plus de mérites que d’autres. Gide, déjà, s’étonnait qu’on puisse trouver le temps, la force, l’idée même d’écrire quand par ailleurs il fallait assumer la charge d’un foyer.
Simone Weil aussi, laquelle revenant épuisée de ses journées en usine découvrait l’impuissance créatrice et le grand désir de repos.
Mais que dire d’Ervé, alors ? Enfant de la Ddass, très tôt placé, puis SDF au long cours – et pourtant nous avons là un écrivain d’une force terrible, un auteur émouvant, hilarant parfois, mais impitoyable.
